Émanation mnémonique spontanée
« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens de construction, ni d'esthétique, mais sur l'émanation mnémonique spontanée, résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

lundi 20 juillet 2009

Projet "ArtBike" - C'est parti!



Ça y est! Après avoir présenté l'idée à Opus et avoir montré un premier cadre, le projet "ArtBike" est lancé! Il sera véritablement officialisé lors de l'exposition ExpoCycle, en septembre.
"ArtBike", ce sont des cadres de vélo sur lesquels je vais m'exprimer librement en peinture. Chaque cadre sera une oeuvre unique.

Une première série sera créée à partir de cadres existants dans l'entrepôt d'Opus qui n'ont pas trouvé preneur. Des cadres tout aluminium ou aluminium avec bases et haubans en carbone, des cadres monocoques carbone... Bref, un choix éclectique. Une manne pour la création!
C'est une façon de recycler artistiquement. C'est du recyclisme! (Ce sera d'ailleurs le titre du communiqué de presse!)

Puis, si le projet fonctionne bien, des nouveaux cadres seront produits, mais cette fois-ci par modèle et par taille. Ainsi, si une série vous plaît, vous pourrez choisir le cadre à votre taille. Même s'il s'agit de série, chaque cadre reste unique puisque fait à la main, au pinceau.

Je sens que je vais m'éclater!

projet ArtBike

jeudi 16 juillet 2009

La géante noire


La géante noire
acrylique sur toile - 2009 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com


Celle-ci m'a fait suer, au sens propre (!) comme au littérale. Une grande surface avec laquelle je me suis battu, une image qui voulait surgir mais que je n'arrivais pas à saisir. J'ai tourné autour, je l'ai brossé, frotté, essuyé, gratté, presque frappé, puis recouvert, puis... découvert!

Ce n'est pas la première fois que je fais le constat, mais ce n'est pas au moment où je laisse enfin tomber les pinceaux que je vois la toile, que j'en saisis son sens. C'est plutôt le lendemain, voire plusieurs jours plus tard.

Étrangement, je ne savais pas où la placer : dans la série "Usines" ou dans la série "Formes Noires". Elle est une sorte d'hybride. J'ai peut-être le désir de revenir aux "Formes"noires", plus abstraites. Du coup, j'ai des doutes sur les toiles précédentes.

Et puis, dois-je les montrer sur mon site ou pas? J'ai pris le parti de tout montrer car, d'une part, j'estime ne pas être je meilleur juge pour décider de ce qui est bien ou pas et, d'autre part, il est arrivé qu'une toile soit sauvée in extremis de mon coup de blanc radical, car quelqu'un l'avait vue sur le site et l'avait choisie. Comme cela est arrivé deux ou trois fois, je me suis dit que je devais tout montrer. Bon, il y a quand même des toiles qui sont d'une évidente faiblesse et que je voue sans appel au recyclage.

mardi 7 juillet 2009

Musique



Bon, pour ceux qui me demandent à quoi ressemblait la musique que je faisais...
Je laisse tomber.mp3
Je voyage.mp3
Petite amie.mp3
©Alec

lundi 6 juillet 2009

Laurent Koller



Laurent Koller
Acrylic et encre sur toile


wwww.kollerl.canalblog.com

S'il est un maître de la forme noire, c'est bien Laurent Koller. Artiste peintre autodidacte, né en 1966 à Désertines, dans l'Allier en France, Laurent Koller est un adepte de la peinture acrylique et encre sur toile.
Pas de compromis, c'est le contraste absolu. La décision du geste est franche, voire tranchante. C'est un univers pictural qui fraye avec le graphisme pur. Telle une écriture automatique et répétitive, Koller exploite le mouvement de l'intention, tout comme on esquisse une idée par un geste dans l'espace. Koller pourrait se situer entre la calligraphie asiatique et la démarche de Pierre Soulage.

"Du pinceau, de la touche et des surfaces vibrantes dans des équilibres instables ; la stabilité est présente en point d'orgue dans des balances fragiles. La matière de Laurent Koller est fluide, légère, accidentée, comme elle est aussi pesante, armée et déterminée. Ponts suspendus en rupture sur l'espace, hissés jusqu'à d'autres perspectives incertaines, ils sont les portants des rythmes et des émotions de l'être. La cassure de chacun est aussi la chance de se prolonger ailleurs. Toute la tension perceptible du travail de Laurent Koller en est la justification. Le peintre, en s'impliquant dans le choix unique de deux valeurs extrêmement contrastées noir/blanc, recherche des dimensions plurielles. Ces mises en confrontation expriment, éclatements, rapprochements et rencontres de forces vives. Noir/blanc, c'est la confrontation absolue, à l'intérieur de laquelle il semble manifestement possible d'exprimer le chaos de la vie." - Marie-Christine Jodier, Cyber Centre Culturel

vendredi 3 juillet 2009

Le fond du couloir


Le fond du couloir
acrylique sur toile - 2009 - 48" x 24" (121,9 cm x 61 cm)

série "Hors série" www.alec5.com


Voilà un peu comment je me sens ces temps-ci dans mon atelier. Certains y verront une certaine lumière au bout, mais il reste une porte à franchir.
Je rêve de couleurs et de grandes surfaces, et pourtant, chaque fois que j'essaie d'étaler avec générosité de flamboyantes couleurs, je ne me sens pas à l'aise. Je sais qu'un jour cela va sortir, mais suis-je prêt à maîtriser ce feu chromatique qui sommeil en moi?

samedi 27 juin 2009

L'atelier, havre de paix ou champs de bataille?


La grande usine
acrylique sur toile - 2008 -
36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Usines" www.alec5.com

L'atelier devrait-il être un havre de paix ou un champ de bataille? Tout cela a la fois, je crois. Mais avant tout un temple de création! Mon temple me semble actuellement être une crypte, une catacombe silencieuse. Pas qu'il soit lugubre, ni même que les cadavres s'y accumulent (quoique), mais placé en sous-sol, il me semble souffrir du manque de luminosité. Bien sûr, il ne manque pas d'ampoules et de point d'éclairage, mais c'est autre chose. Une chose que seule la lumière naturelle peut procurer. Et c'est plutôt drôle de ma part de faire ce constat, moi qui aie principalement créé la nuit.

Les toiles s'accumulent dans les casiers de rangement. Ceux-ci étant si pleins (beaucoup plus pleins que sur les photos!) que j'ai considérablement freiné mes activités picturales au point d'être en lévitation créatrice, tel un point d'orgue qui ne serait trouvé le signe de reprise de la partition.

La bataille n'a plus lieu, mais ce n'est pas la paix pour autant.

Et voilà que je fantasme à nouveau sur l'image mentale d'un atelier libre. Libre? Je veux dire par là, un bâtiment indépendant, recevant sa lumière de longues lucarnes en hauteur de mur et de puits de lumière au plafond. Je rêve d'une alcôve blanche aux vitrages légèrement opaques, laissant passer par leur voile diaphane, non pas la lumière, mais une certaine luminosité équilibrée, uniforme et régulière. Et surtout vaste!

mercredi 24 juin 2009

"La dernière note" en résumé - suite

...suite et fin. Pas d'édition, encore, pour la "La dernière note".
Bons commentaires du directeur littéraire, mots très encourageants :
« [...] La qualité de l’écriture, le courage du narrateur qui va au bout de ses démonstrations et de ses idées, sont indiscutables [...] Ce roman pêche par manque de simplicité, de gros bon sens commun pourrait-on dire. Tout est au niveau intellectuel, de l’esprit, de l’intériorité et c’est si vrai que, pour boucler votre histoire, vous devez même l’abstraire jusqu'à l’onirisme. [...] Cela dit, il ne faudrait pas croire que votre ouvrage serait refusé par tous les éditeurs. Moi-même, qui y trouve de grande qualité, il m’intéresse et j’en pense beaucoup de bien. [...] »

...mais ce roman ne cadre pas avec la ligne d'édition de cette maison.
Alors il faut chercher encore.

Toutefois, le fait de faire un résumé, dont je ne sais toujours pas si j'ai bien réussi l'exercice, me pousse à appliquer cela aux autres romans.
Donc, au travail!

mercredi 17 juin 2009

Projet Artbike - 6


photo du cadre sans le vernis

Ça y est! Le premier cadre de ce projet est sorti de l'atelier de peinture. Il a reçu ses multiples couches de vernis. C'est réussi! Au-delà de mes attentes. Le travail artistique et les couleurs sont rehaussés par le côté très glacé et lisse du vernis.

Pour moi, c'est un fantasme réalisé : le mixage de l'art et de la technologie, le mixage de mes deux passions, la peinture et le design de vélo. Reste à savoir comment de tels cadres seront reçus dans le milieu des cyclistes.

Maintenant, il reste à définir un programme de mise en marché. Évidemment, pour Opus, il s'agit d'un programme plutôt atypique. Chaque cadre est unique, car peint à la main. Mais ce n'est pas comme une toile que l'on peut accommoder dans une pièce ou l'autre de chez soi. On peut aimer tel ou tel "cadre oeuvre", mais il n'est peut-être pas à la taille désirée. Pour cela, dans un premier temps et à l'instar de mon travail sur toile, je compte faire des séries dans certains styles. Par exemple, pour ce cadre, il peut s'inscrire dans la série des "Formes Noires". Une autre série pourrait s'inspirer des "Mécaniques", ou encore des "Usines".

Projet "ArtBike"

vendredi 22 mai 2009

Projet "ArtBike" - 5






Voilà, deuxième expérience terminée. Le cadre n'attend plus que son lissage final et sa couche de vernis. La tridimensionnalité est un peu déstabilisante pour moi qui n'ai touché que le plat jusqu'à présent. Mais cela a déclenché quelque chose que je compte bien explorer plus à fond.

Projet "ArtBike"

lundi 18 mai 2009

"La dernière note" en résumé



Un éditeur potentiel m'a demandé d'écrire un résumé de mon dernier roman "La dernière note". C'est un exercice plutôt ardu. Comment comprimer un récit de trois cents pages en deux ou trois, sans en dénaturer le sens et le contenu? Cinq pages, est-ce trop long? Que reçoivent les éditeurs en général? Un synopsis descriptif, systématique, une sorte de liste d'événements? Un texte senti et bien tourné? Des extraits pour mieux décrire le style d'écriture?

vendredi 15 mai 2009

Projet "ArtBike" - 4



Aujourd'hui, j'ai peint dehors. Quelle sérénité! Quelle lumière aussi. Il faisait beau. C'est drôle, mais du fait que d'ordinaire je peigne par terre, je n'ai jamais considéré peindre à l'extérieure. Car il ne s'agissait pas ici de peinture sur toile, mais sur cadre de vélo. Et compte tenu des émanations des peintures et solvants utilisés pour ce genre d'exercice, l'air frais et le vent étaient tout indiqués.

Peindre en entendant les souffles d'air passer dans les jeunes feuilles d'arbres de ce printemps. Ce bruissement accompagné de la frénésie retrouvée des oiseaux, tout cela était... bucolique. Je comprends les peintres du dimanche avec leurs attirails escamotables. Mais ils feraient un drôle d'air si j'arrivais avec mon trépied, hi-tech, soutenant un cadre de vélo monocoque carbone... Je payerais cher pour voir leurs regards ahuris!

Il ne faisait pas trop chaud. Mais tout de même, la peinture, dans les petits pots, "coagulait" rapidement. Du début à la fin de la séance, la viscosité du médium avait changé radicalement. Il faudra que j'adapte la technique.
Toutefois, du fait que l'apprêt ait été cette fois-ci catalysé, c'est-à-dire qu'il est durcit par un réacteur chimique, il est bien plus facile à travailler. Il ne se dissout pas à l'application au pinceau de la peinture.

Ce second cadre est la suite de l'autre. Je pense que l'idée germe tranquillement dans l'esprit du "big boss". Il est séduit par le concept de recyclage. J'appellerais cela du "recyclisme"!

Projet "ArtBike"

mercredi 13 mai 2009

Projet "ArtBike" - 3



Projet "ArtBike" - 3


Un nouveau cadre monocoque carbone, avec sa fourche, cette fois-ci. La surface d'apprêt est différente du précédent cadre. Cette fois, Exor Peinture a catalysé l'apprêt afin qu'il ne soit pas diluable par mes interventions. Je vais pouvoir jouer autrement.

Projet "ArtBike"

lundi 27 avril 2009

Projet "ArtBike" - 2



Projet "ArtBike" - 2

J'avoue que contrairement à mes toiles, sur lesquelles je me lance allègrement et sans retenue, j'ai longuement hésité à poser le premier coup de pinceau sur ce cadre de vélo immaculé, couvert d'un apprêt blanc.
Je savais que la réaction de la surface serait différente, ainsi que la réaction même du médium. La peinture de carrosserie est très différente de l'acrylique. L'acrylique sèche de couche en couche. La peinture de carrosserie fait fondre les couches précédentes.
Ce n'est évidemment pas la même dynamique de mouvements que sur une toile. Et il faut penser en trois dimensions.
De plus, comme il s'agit d'un cadre en carbone monocoque de compétition, un cadre haut de gamme, il y avait le risque d'échouer. Il fallait que je me lance, que je découvre, et en même temps assurer un résultat.

Je sais maintenant à quoi m'en tenir. Je suis relativement satisfait de cette première expérience. Relativement car, en tant qu'artiste, étant constamment en recherche, j'ai du mal à me dire que l'oeuvre est achevée. Pas que ce cadre soit inachevé, mais il s'agît du point de départ d'un processus.
Il reste maintenant à le rapporter à l'atelier de peinture pour qu'il reçoive une couche de vernis, ainsi que son écusson Opus.
Pour l'information géométrique, il s'agit d'un cadre de 55 cm tube horizontal, 52 cm tube de selle centre à centre, et 56 cm centre à top.

J'ai un autre cadre préparé pour une seconde expérience. Toujours un cadre en carbone monocoque. Il est différent de formes. Cette fois-ci avec fourche tout carbone. Il y a donc une continuité visuelle à développer.
La beauté du monocoque carbone, hormis ses qualités techniques, sa légèreté, sa rigidité et ses performances, est qu'il n'y a pas de soudure et donc, les intersections des tubes sont fluides.

Par contre, le point négatif est que le solvant de la peinture de carrosserie produit des gaz volatils forts. Donc, plus question de faire cela à la maison, mais plutôt dans un environnement contrôlé et ventilé.

Projet "ArtBike"

mercredi 1 avril 2009

Projet "ArtBike" - 1



Début du projet "ArtBike". Le nom est un jeu de mot phonétique issu du mot allemand "arbeit", le travail. Selon la définition de Wikipedia, le "Travail", dans le milieu de l'art contemporain, désigne à la fois l'oeuvre en cours de création mais aussi l'ensemble de la production d'un artiste.
Cette dualité de définition permet en fait d'insister sur la notion d'élaboration permanente (ou work in progress).

C'est donc un travail en progression que j'entame dès maintenant. Il s'agit de créer des oeuvres originales sur des cadres de vélo. Jusque-là, rien de bien nouveau. Mais ce que je veux arriver à faire est de trouver l'équilibre entre l'oeuvre originale et la production, afin d'offrir aux amateurs d'art et de cyclisme la possibilité d'avoir une oeuvre unique, mais dans la taille de cadre appropriée.

Comment? Reproduction? Non. C'est en jouant sur un de mes possibles défauts qui est la répétition. En peinture, j'ai tendance à faire des séries (www.alec5.com). Cela vient du fait que, pour casser le syndrome de la page blanche, je pars de front plusieurs toiles en même temps. Ou, dans d'autres cas, cela me permet d'essayer de mettre en valeur un détail d'une toile que je suis en train de faire, sur une autre toile. Bref, il arrive que certaines toiles s'enchaînent au point où l'on pourrait faire des suites, sortes de "multiptyques".

Partant de cette façon de faire, je me suis dit que je pourrais appliquer cette approche sur les cadres de vélo en développant deux ou trois styles par exemple. Ainsi l'amateur pourrait choisir un style d'habillage et la taille de son cadre. Il en résulterait quand même une oeuvre unique à chaque fois.

Bon, il faut maintenant que je me lance. Il va falloir apprivoiser cette nouvelle surface en trois dimensions. La peinture elle-même, à une qualité très différente de l'acrylique que j'utilise sur les toiles conventionnelles. Cela va-t-il influencer le style? La technique va-t-elle changer? Probablement.
Avec l'aide de Jean-François Thibeault, de Exor Peinture, on va développer les techniques nécessaires afin que le résultat rencontre la qualité de finition maximum que peuvent attendre les amateurs de vélo haut de gamme.

Donc : Suite au prochain épisode!
Projet "ArtBike"

lundi 16 mars 2009

Structures





étude photo des structures métalliques du pont Victoria - 2009

C'est probablement pour faire suite à la série des "Structures" que j'ai croquer sur le vif des aspects du pont Victoria. Mais en fait, sur le moment, c'est-à-dire près de 18 ans plus tard, je n'avais pas l'impression de faire cette suite.

Prendre des images des photos est un geste très spontané pour moi. Il n'y a en fait aucune préméditation. Même de nommer cela "étude" est un peu présomptueux. Malgré tout, si cela peut engendrer quelque chose du point de vue pictural... Qui sait, peut-être essaierais-je de replonger dans cette série? D'où la question : une série, dans mon cas, est-elle un instant, un passage qui s'inscrit dans le temps ou peut-elle resurgir tout à coup? Est-ce un retour en arrière ou la suite? Le fait même de vouloir explorer à nouveau cette série fait-il en sorte que la série actuelle, soit les "Usines", est terminée?
Je ne pense pas. Je pense même que la démarche de l'Émanation mnémonique spontanée que j'ai récemment découverte est en fait une démarche constante depuis le début de ma peinture, mais à divers degrés de conscient.
À l'époque même, je rêvais de transcrire mes oeuvres de la série "Structures" en sculptures, en réalisant quelques grandes maquettes que malheureusement je n'ai pas pu conserver, manque de place et que, pour certaine, il ne reste même pas de trace photographique.



Plaques, 38" (96 cm)
Frein à disque, 55" (140 cm)
Panne à huile, 40" (100 cm)


peintures :
Échafaudage 4 - 1991
48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)
Ils construisirent une colonne de lumière - 1991
48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)

dimanche 1 mars 2009

Le visage des peintres de ce monde



Exposition librairie Le vent des routes
Le visage des peintres de ce monde

Du samedi 28 mars au mercredi 22 avril 2009
www.vdr.ch - Rue des Bains 50 - 1205 Genève - Tél. + 41 22 800 33 81
Du lundi au vendredi de 9h à 18h30 - samedi 9h à 17h

Cette librairie de voyage s'inspire du souffle à la fois littéraire et itinérant de l'écrivain genevois Nicolas Bouvier. Il était naturel que le café-librairie devienne l'escale de ce voyage artistique autour de l'oeuvre de Thierry Vernet et Floristella Stephani. Seront exposées des photos prises par leurs amis, Nicolas Bouvier, Jean Mohr ou Jean Bouvier, le peintre.

Vernissage le samedi 28 mars 2009 à 10h

Mercredi 22 avril dévernissage en présence de M. François Laut, auteur de «l'oeil qui écrit» biographie de Nicolas Bouvier et de Mme Eliane Bouvier, suivi d'une séance de signature.

mercredi 25 février 2009

Beats on canvas



Samedi 28 février 21h
BEATS ON CANVAS
Électro-world-classique / inspiration de peintures contemporaines

www.myspace.com/beatsoncanvas
Entrée 5$
Bistro In Vivo
4731, rue Ste-Catherine Est
514 223-8116
www.bistroinvivo.coop / www.myspace.com/lebistroinvivo

jeudi 19 février 2009

La blogosphère urbaine



Le nouveau blogue Urbanista me prend du temps. En fait, toute la recherche sur le vélo urbain me prend du temps. Il se passe quelque chose dans ce domaine. Là où je pensais qu'il n'y avait que cyclisme, je me rends compte que je peux réaliser ce que j'ai toujours voulu faire : allier art et design de vélo.
Mes premiers essais sur des cadres de vélo de montagne ont donné de bons résultats, mais je ne pense pas que ces transfert de mes toiles sur cadre s'adressaient vraiment à des "mountain riders".
Je tente maintenant de créer des oeuvres directement sur des cadres de vélo de route en carbone, haut de gamme, s'adressant à des amateurs de la petite reine et amateurs d'art.

Le milieu du vélo urbain n'est pas cycliste à proprement parler, il est culturel. Prendre un vélo en ville est une culture, la culture de la simplicité et de la commodité. Jeunes, moins jeunes, gens d'affaire, artistes...
Avec les vélos Urbanista et le blogue Urbanista, j'essaie de rallier les deux mondes en une communauté de cycliste urbain un peu différente. Je propose aux détenteurs de vélo Urbanista et vélo urbain d'Opus de participer au blogue en tant qu'auteur. Je voudrais que l'on puisse parler de vélo, évidemment, mais aussi de culture, de peintres, de photographes, d'artistes en tout genre, aillant rapport avec le vélo de près ou de loin. Enfin de compte, parler de culture urbaine et de vélo sans pour autant parler de cyclisme. L'autre blogue d'Opus s'en charge très bien.
Je m'aperçois que la blogosphère urbaine est un univers très vaste et bouillonnant.
Pour l'instant, ce blogue est une mise en chantier pour se préparer à la saison printanière et estivale. On verra bien ce que cela donnera.
Et en attandant, je travail sur les vélos Urbanista 2010...

www.opusurbanista.blogspot.com

mardi 10 février 2009

Scènes de galerie - J'adore ce que vous faites

— J'adore ce que vous faites!
— Merci. Je suis très fier de cette exposition.
— C'est remarquable. Je sens chez vous une âme nouvelle et tellement intrigante. C'est une véritable révélation. Vos oeuvres me touchent, elles me parlent. Écoutez, c'est très simple, je vais faire mon choix et vous en prendre une!
— Wow, super, merci beaucoup!
— Comment n'ai-je jamais entendu parler de vous?
— C'est ma première expo.
— Ah? Ah bon... Vous n'êtes pas... connu?
— Pas encore ha, ha!
— Ah bon?... Oh, des connaissances, plus loin. Je vous laisse. Bonne chance!

***
— J'adore ce que vous faites!
— Merci, mais ce n'est pas de moi.
— Du plagiat?
— Non, non, je ne suis pas l'artiste.
— Usurpateur?
— Non, non, je ne suis pas celui qui expose ici.
— Ah, je vois : "ceci n'est pas une expo". Dada?
— Comment?

***
— J'adore ce que vous faites!
— Moi aussi!

Scènes de galerie - Je peux vous aider?

Scènes de galerie - Vous connaissez l'artiste?

mardi 3 février 2009

Explorer les intérieurs


La grande verrière
acrylique sur toile - 2008 -
36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "hors série" www.alec5.com


Explorer les intérieurs


Pour une raison que je n'arrive pas encore à cerner totalement, l'exploration des intérieurs d'usines me semble beaucoup plus anecdotique, au point de vue de l'image que le reste de la série des "usines". J'avoue qu'il y a eu un certain refus de ma part de voir arriver ce genre d'images. Cette toile, "La grande verrière" entre autres, allait être recyclée, comme beaucoup d'autres, n'eut été d'une remarque favorable qui me l'a fit voir sous un autre jour (un contre-jour en l'occurrence!). Je ne sais pas encore si elle préfigure une série, mais pour l'instant, j'aurais tendance à la mettre plutôt "hors série".

Il y a aussi le jeu de la perspective auquel, jusqu'à maintenant, je m'étais en quelque sorte interdit l'accès.
Bon, va savoir...

J'avoue aussi que cet hiver est étrange. Il y a des remous, des questionnements. Il y a des essais, des incursions dans des territoires différents. Je ne montre rien pour l'instant de ces errances car il me semble que ce sont effectivement des errances. Elles ne m'apportent rien, de prime abord, que la confirmation de ma ligne passée et actuelle, "l'émanation mnémonique spontanée".
Elles confirment aussi ma manière de peindre. Sec, frotté, usé, salit. J'ai beau essayer d'autres manières, rien n'y fait, je retombe sur mes pattes. C'est comme un chemin maintes et maintes fois emprunté : on ne se soucie plus de sa géographie, de sa topologie ou de son orientation, on a alors plus peur de s'y perdre, on ne s'y perdra pas. On peut alors regarder d'autres choses que les repères d'orientation. On se met à voir ce qu'il y a vraiment. On y fait des découvertes.

Je suis admiratif de cette manière de peintre d'autres artistes, cette façon généreuse, grasse, humide, franche d'appliquer de la peinture.
Récemment, le travail de Taliah Lempert m'a fait réfléchir. Le travail d'autres artistes aussi. J'ai eu envie d'écraser un pinceau lourdement chargé de peinture. J'ai essayé, fait quelques toiles... Mais ce n'est pas moi. Je me mets alors à penser technique. Cela va à l'encontre de toute ma démarche de peintre : de délaisser la technique au profit de la spontanéité du geste. Ce n'est pas de "faire des images" que de "faire surgir des images" qui m'intéresse.

Ok! J'essayerais toujours quelques égarements picturaux, histoire de comprendre, mais, au pire, je recyclerai!